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10月22日 Nouvelle-Calédonie, Kanaky, chouette pays! -Sept 08-Après la Nouvelle-Zélande en mai, j’ai eu la chance en septembre cette année d'aller aussi découvrir la Nouvelle-Calédonie ou la « kanaky », qui était mon objectif premier quand j’ai décidé de partir dans le Pacifique, et un rêve de longue date… J’y ai passé 2 semaines géniales !! J’ai commencé par retrouver ma cops Isa qui habite à Nouméa, on s’est fait une journée retrouvailles-bavardage, et une autre sur un petit motu dans une baie de Nouméa, avec joli sentier sous-marin… La semaine qui a suivie, je l’ai passée dans le nord ouest de la « Grande Terre », pour aider mon compatriote Julien de la SCO (Société Calédonienne d’Ornithologie) à éradiquer les rats de 3 îlots du lagon qui accueillent des populations d’oiseaux marins importantes. Au programme : bateau sur le lagon, nuits à la belle étoiles sur des plages sensationnelles, observations d’oiseaux, épandage de raticide…etc. On était accompagnés de Gaby (kanak) et Steve (néo-zed, notre superviseur au niveau du Pacifique). A la fin de la semaine, on a traversé le pays d’ouest en est par une piste en terre (5 heures de 4x4!!) qui traverse plusieurs tribus isolées et une chaîne de montagnes magnifiques…. On a ensuite retrouvé la côte est : Hienghène, réputé comme l’un des plus beaux sites du pays, et puis en descendant plus au sud, on a rejoint Poindimié, où j’ai laissé Julien pour retrouver Isa et redescendre avec elle jusqu’à Nouméa. La semaine suivante, je l’ai passée chez elle et me suis promenée les journées dans les environs pendant qu’elle travaillait : j’ai entre autres visité le centre Tjibaou, monument culturel construit en l’honneur de ce leadeur indépendantiste important assassiné en 1989, et je me suis promenée dans un parc splendide : le parc de la rivière bleue, où j’ai découvert des paysages de terre rouge étonnants, et aussi les nombreux oiseaux terrestres du pays dont les cagous (espèce emblématique de Calédonie). J’ai aussi revu un couple d’amis de la Réunion (Haizea et Gotzon) et rencontré tous les potes d’Isa, tous supers sympas, avec qui j’ai passé des supers soirées. Le jour du départ je ne voulais tellement pas partir que j’ai réussit à détourner la trajectoire de l’avion qui me ramenait à Tahiti !!! Il a fait demi-tour après 2h de vol et est revenu se poser à Nouméa pour problème technique, ce qui fait que j’ai gagné une journée et une soirée de plus que prévu sur place! Génial !!... En tous cas ce pays là aussi m’a fait bien envie… le Pacifique n’en finit pas de me combler ! 10月7日 New-Zealand, kiwi land, fantastic land!... -Mai 08-J'ai enfin trié et mis en ligne les photos la Nouvelle-Zélande où je suis allée en mai 2008: J'ai eu le grand coup de foudre pour ce pays, je vous raconte : j’y ai passé 2 semaines pour assister à une formation sur les éradications de mammifères introduits pour la sauvegarde de la biodiversité des îles. J’avais tout d’abord 2 jours de libres à Auckland, alors j’en ai profité. Je dormais dans un « Bed & Breakfast »: une jolie maison près d’un joli parc au milieu de la ville, tout près de l’Université… Je suis allée visiter le zoo histoire d’avoir vu des « kiwis », ces oiseaux emblématiques très rares et trop difficile à voir dans la nature (discrets et nocturnes en plus !), je me suis promenée dans les parcs pleins de goélands, de cygnes noirs, de canards et d’oies, j’ai visité les rues du centre, fais du lèche-vitrines… et puis je suis montée en haut de la « skytower » voir le coucher du soleil: 328m de haut, d’où on a une super vue d’Auckland : magnifique ! Le lendemain matin, j’ai pris un bus qui faisait le tour de la ville (trèèès grande !), et je suis montée en haut du Mt Eden : volcan au cœur de la ville… puis j’ai visité le Musée d’Auckland : étage Histoire Naturelle où j’ai fais connaissance avec les innombrables oiseaux du pays, dont les disparus, et étage culture avec des sculptures, tikis…etc. Passionnant ! L’après midi, un autre bus m’a emmenée sur la côte ouest de l’île du Nord, toujours dans la « région » d’Auckland. A seulement 1/2h de la ville, je me suis retrouvée dans un grand parc sauvage et bien conservé nommé « Waitakere Ranges », où les gens vivent dans des petits villages très basiques accrochés à la montagne, au milieu de fougères tropicales et cascades... Et toujours plus loin sur la même route, nous avons atteint l’océan, et j’ai marché sur le sable noir de « Piha Beach », plage célèbre pour ses surfeurs. Le 3ème jour j’ai pris l’avion pour Wellington, la capitale du pays, située tout au sud de l’île du Nord de Nouvelle-Zélande. En arrivant je trouvais qu’il faisait déjà un peu plus frais, mais le temps était superbe et j’ai été charmée de découvrir cette superbe ville en bord de mer… Je suis tombée sous le charme de son atmosphère paisible et me suis promenée sur le port toute l’après-midi. Ensuite je suis allée trouver mon hôtel (le Novotel : la claaasse !), et me suis installé dans ma chambre, que j’allais partager avec Julien, qui fait le même boulot que moi à la SCO : Société Calédonienne d’Ornithologie (Nouvelle-Calédonie) et est venu lui aussi pour assister à la formation… On a fait connaissance, et on est allés manger ensemble en ville. Wellington by night c’est aussi magnifique. Le jour suivant les choses sérieuses ont commencé : Julien et moi on a rencontré les autres qui allaient assister à la formation, surtout ceux qui gèrent les mêmes programmes que nous dans d’autres pays du Pacifique : Elenoa à Fiji, Lukes à Palau… et tous ceux qui y sont impliqués de près ou de loin : notre superviseur au niveau du Pacifique : Steve Cranwell, et Jill Key (co-organisatrice), responsable du « Pacific Invasive Learning Network », que j’avais déjà rencontrée à Tahiti l’année dernière. Nous avons ensuite rencontré les membres du DOC (Department Of Conservation) qui nous dispensaient cette formation. Le DOC rassemble des personnes qui travaillent pour la conservation de la faune et la flore en Nouvelle-Zélande (2000 employés répartis sur l’ensemble du pays). Les « experts » des éradications de mammifères dans les îles nous ont donc donné des cours sur les éradications, leurs principes et méthodes, la façon de prendre des décisions… et ils ont aussi évalué notre travail et nous ont conseillé. J’ai donc présenté mon travail (en anglais bien sûr) et mes planifications de projet d’éradication à tout ce beau monde, et à ma grande surprise j’ai été complimentée par les experts du DOC ! C’était un grand soulagement, car je n’étais pas du tout sûre d’être sur la bonne voie, je suis maintenant rassurée… je dois dire que j’ai été particulièrement étonnée de découvrir une ambiance aussi sérieuse et relax à la fois, et de sentir un tel esprit de collaboration, qui se retrouve malheureusement très rarement dans les pays francophones ! Les présentations de projets et débats sur les éradications ont duré 3 jours bien remplis. Mais on a aussi eu le temps de se promener et de découvrir quelques beaux sites côtiers et petites îles classées en réserves naturelles: Makara Beach (paysages magnifiques : océan, montagne, moutons, cormorans…), Kapiti Island (oiseaux endémiques et rares, peu farouches), Matiu Island (baie de Wellington : petits pingouins bleus), « Karori Wildlife Sanctuary » (parc forestier de 250 hectares situé quasiment au milieu de la ville, entouré d’une barrière de plus de 2 mètres de haut, qui empêche les rats, chats, chiens, et autres prédateurs de pénétrer à l’intérieur, ce qui permet de constituer un site « refuge » pour les oiseaux et autre faune locale !!)… La mentalité néo-zélandaise écolo efficace m’a vraiment impressionnée ! Et puis j’ai aussi visité le « Te Papa Museum », très récent et très beau musée de Wellington, où j’ai découvert plus en détails la culture Maori : passionnant ! J’en suis ressortie toute chamboulée la tête pleine d’images et de sensations… Après une semaine de réflexion, travail et sorties-découvertes, on a quitté Wellington pour retourner à Auckland. Moi je me sentais très triste de quitter Wellington, le sud... On y a rencontré le personnel de PII (« Pacific Invasives Initiative »), qui est en fait un réseau très impliqué dans la lutte contre les animaux et plantes invasives et qui a pour but de diffuser les informations sur le sujet dans le Pacifique et favorisé les échanges entre les pays… Puis nous sommes allés sur la côte ouest: on a traversé l’immense parc naturel où j’avais été toute seule au début de mon séjour : le Waitakere Ranges Regional Park : on s’est arrêtés sur la route pour admirer le kauri (= très beau et grand conifère qui peut vivre jusqu’à 2000 ans) et pour assister à un relâché de « hihi » (= rare petit passereau endémique du pays). Une cinquantaine d’individus de cette espèce autrefois présente en abondance dans cette forêt a donc été amenée dans des cages depuis une autre forêt du nord de l’île, et les oiseaux ont été remis en liberté sous nos yeux : grand moment !! Nous avons attient presque à la tombée de la nuit « Bethell Beach », où nous avons passé la soirée avec les pétrels (oiseaux marins qui ne reviennent à leur nid qu’une fois la nuit tombée), à ma grande joie… Moi en fait je suis même restée toute la nuit avec le chercheur qui nous avait accompagné, tandis que les autres sont repartis dormir à Auckland… On a ainsi bagué des pétrels jusqu’à 2h du matin !... Le lendemain j’ai pris le train à mon grand regret, pour rentrer moi aussi à Auckland… Une fois là-bas la journée commençait à peine : on a pris le bateau (du DOC !) pour les îles de Rangitoto et Motutapu (réserves naturelles), situées juste en face d’Auckland et reliées l’une à l’autre par un banc de sable artificiel. Ce sont des îles en partie privées mais très fréquentées dû à leur proximité de la ville, il y a donc des bateaux qui emmènent les touristes tous les jours… Elles n’ont rien à voir : Rangitoto est une île volcanique toute boisée et bien conservée, et Motutapu est exploitée et couverte de prairies verdoyantes dues aux pâturages des vaches et moutons… Elles font l’objet d’un projet d’éradication de tous les mammifères introduits sur les deux îles (rats, souris, lapins...etc) par épandage de poison par hélicoptère !! Et mon séjour s’est achevé sur cette dernière ballade insulaire… Le départ a été dur… même si je savais qu’il y avait pire comme sort que celui de rentrer à Tahiti, j’étais triste et serais bien restée plus longtemps dans ce pays immense et merveilleux… |
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